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This is a reflection written by Frédéric Sausse of the Cité Internationale Universitaire de Paris: [original link here] thank you, Frédéric!

Chopin et Chopin
Elina Akselrud, Nathanaël Bez

Tous le monde connaît Frédéric Chopin, le grand compositeur du piano romantique. Son le père était bien sûr français, mais il est né en Pologne en 1810 où il a reçu son éducation. Il est arrivé à Paris en 1831, une période où les romantiques étaient présents dans tous les domaines. Il y rencontrera George Sand, qui sera sa compagne pendant neuf ans. Son dernier concert, le 16 février 1848, à Paris eu un immense succès, et ce fut son chant du Cygne puisqu’il s’y est éteint 17 octobre 1849.

Afin de nous rappeler qui était Chopin, Vendredi dernier le 1er du mois, dans le grand salon de la Fondation des Etats-Unis, Elina Akselrud une pianiste classique américano-ukrainienne et photographe (formée à Kiev, New York et Boston) et le comédien-scénariste-metteur en scène Nathanaël Bez nous ont présenté un spectacle multimedia étonnant associant, le piano, le chant, la photo et un ensemble de lectures scéniques, basé sur les années parisiennes du compositeur et intitulé CHOPIN : A LETTER THROUGH THE PARISIAN YEARS.

Ils présentent leur spectacle comme une réflexion sur le besoin absolu de créer pour donner du sens à la vie, que Chopin incarne de façon si manifeste. Et de l’invariable destin de l’œuvre qui est de se séparer de son créateur pour pénétrer l’âme d’autrui. La personnalité complexe de Chopin -trop peu souvent illustrée- se révélera également à travers la lecture de sa correspondance, sensible et passionnée comme sa musique.
Cet événement dépasse la structure d’un concert classique, et fait appel à trois genres artistiques : au piano de déférentes œuvres de Chopin, de lectures (en anglais et en français) de la correspondance de Chopin, et de poèmes de ses contemporains polonais. Et des photographies (projetées sur écran au-dessus de la scène) avec des extraits vidéos de la vie parisienne de Chopin ; ses pianos, ses manuscrits, ses objets familiers, etc.

Le résultat est tout à fait extraordinaire, captivé par le jeu de l’acteur qui s’applique à s’inscrire dans la vie quotidienne, on ne sait plus par moment si on est face au personnage de Chopin lui-même, ou, comme l’explique Nathanaël Bez à son esprit incarné qui nous communique les pensées et les sentiments du musicien par la lecture de ses lettres. En même temps que notre attention est par moment happée par telle ou telle photo et que nous nous laissons bercer par le jeu de la pianiste qui nous a interprété une quinzaine d’oeuvres, parmi les plus connues, avec l’incontournable Waltz in C Sharp Minor Op. 64. Et pour compléter ce spectacle déjà si riche, une soprano est venue nous charmer en chantant en polonais.
Frédéric Sausse

Salut final